« Le Québec n’est toujours pas libre », insiste PSPP
Paul St-Pierre Plamondon veut, à l'approche de la fête nationale du 24 juin, « redonner au "Vive le Québec libre!" l'espace qui lui revient », jugeant que l'expression a été malmenée dans l'actualité au cours des dernières semaines. Dans une vidéo partagée sur YouTube, le chef du Parti québécois (PQ) revient entre autres sur les propos tenus samedi par François Legault, selon qui la célèbre formule avait été utilisée par le général de Gaulle en 1967 moins pour appeler à l'indépendance du Québec que pour inviter celui-ci à prendre sa place dans le Canada. Il rappelle en outre qu'un élève du secondaire ayant reproduit l'expression consacrée sur le tableau de la classe de son cours d'anglais a récemment été rabroué, insulté et menacé de représailles par son enseignant, qui lui a notamment répondu que le Québec était Or, il n'en est rien, selon M. St-Pierre Plamondon. Près de 60 ans plus tard, le Québec doit encore composer avec un cadre fédératif unique, et ses habitants continuent malgré tout d'envoyer la moitié de leurs impôts à Ottawa pour y être dépensés La conséquence de ne pas être libre, c'est le déclin du français et de notre culture québécoise. [...] C'est l'impossibilité de financer adéquatement les services à la population, l'impossibilité de balancer notre budget, l'impossibilité de mettre fin au gaspillage à Ottawa et l'impossibilité de donner une plus grande liberté financière aux citoyens québécois qui sont étouffés par le quotidien. Cette sortie intervient alors que les travaux de l'Assemblée nationale ont été suspendus pour l'été et que les élus peuvent maintenant se concentrer sur autre chose que leur rôle législatif. Elle coïncide aussi avec la diffusion d'une campagne publicitaire du PQ axée sur le nationalisme inclusif à l'approche du 24 juin. François Legault considère que les propos qu'il a tenus samedi dernier en France ont été mal interprétés. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel La déclaration de François Legault, faite samedi alors qu'il participait à une mission économique en France, a depuis fait couler beaucoup d'encre et inspiré de nombreux commentateurs. Le premier ministre lui-même est revenu sur ses propos, mercredi, en arrivant à la réunion hebdomadaire de son Cabinet, assurant qu'il n'avait déjà libre
.Le Québec n'est toujours pas libre
, répète-t-il dans la vidéo mise en ligne jeudi soir. Quant à l'interprétation que fait le premier ministre de la déclaration du général de Gaulle, elle constitue rien de moins qu'une tentative de réécrire l'histoire
, selon lui.en fonction de décisions qui ne reflètent pas [leur] volonté
, déplore le chef du PQ.
jamais nié que le général de Gaulle a appuyé la souveraineté du Québec
. Oui, le général de Gaulle a appuyé la souveraineté du Québec, mais il y a fait beaucoup plus que ça
, a-t-il plaidé.Il a appuyé la possibilité pour le Québec de signer des ententes en éducation [et] en culture, [en plus de] permettre au Québec de siéger comme un État souverain dans des comités de la Francophonie. C'est beaucoup plus qu'un appui à la souveraineté du Québec
, a fait valoir M. Legault.
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